Un canapé deux places en tube d'acier et toile de coton, tout en vert, tiré des archives Prisunic.
Prisunic a fait entrer le design dans les foyers français à la fin des années 1960, avec une formule restée célèbre : « le beau au prix du laid ». Monoprix, qui a racheté l'enseigne en 1997, en fait revivre l'héritage depuis 2021. La troisième édition, sortie début décembre 2025, puise directement dans les archives du studio de création maison et dans les catalogues n° 8 et n° 9.
Les luminaires portent les signatures de l'époque : Odile Mir, l'une des rares femmes éditées par Prisunic, le duo Jean-Pierre Garrault et Henri Delord, Maryvonne Garrault. Le mobilier, lui, reste signé Studio Prisunic, l'équipe de création maison. Deux pièces nous ont arrêtés, tout en vert : le canapé tubulaire Studio Prisunic et son fauteuil.

№ I. Le canapé tubulaire Studio Prisunic
L'acier tubulaire et la toile de coton sont du même vert : c'est ce monochrome total qui fait la pièce. Le tube dessine lui-même les accoudoirs, en une seule boucle, et deux coussins composent l'assise et le dossier.
Avec 120 cm de large pour 75 de profondeur, c'est un deux-places compact. Il trouve sa place dans un studio, une chambre ou un coin lecture, moins comme canapé principal d'un grand salon. La toile se déhousse. Le canapé est vendu 570 €, en exclusivité sur monoprix.fr.

№ II. Le fauteuil assorti
Même dessin, en plus ramassé : 60 x 62 x 70 cm, acier et coton, 400 €. Seul, il fait un point de couleur. Avec le canapé, il recompose un salon seventies complet. Le fauteuil tubulaire vert est lui aussi une exclusivité web.

№ III. Le tube et la toile, une grammaire Prisunic
Le principe n'a rien d'une invention récente. Dès la fin des années 1960, les catalogues Prisunic vendaient par correspondance des sièges en tube d'acier cintré tendu de toile.

En 1969, Gae Aulenti dessine pour l'enseigne un fauteuil en acier chromé et skaï, aujourd'hui conservé au Centre Pompidou. Il a été réédité en 2021, en série limitée et laqué orange, pour l'exposition que le musée des Arts décoratifs consacrait à Prisunic. Odile Mir prolonge l'idée en 1972 avec son fauteuil David, en cuir tendu sur acier chromé.
Le canapé tubulaire Studio Prisunic reprend cette grammaire : une structure apparente, un textile tendu, une couleur franche.
À noter
Un seul coloris, vert foncé. Les deux pièces se montent soi-même et sont livrées par un transporteur dédié, avec 35 € de frais par article. Elles ne sont pas traitées pour l'extérieur.


